EUROPAN 18 –  La cité des transitions

Brignoles (FR)


2024

#concours, #projet de territoire, #transition

Introduction :

Le Comité des Transitions, né d’une volonté politique de promouvoir un modèle d’alimentation et de construction plus sain et plus local, rassemble les acteurs du territoire pour fixer un cap clair et mettre en œuvre les politiques publiques.

Cette démarche passe notamment par la reterritorialisation de nouvelles filières, soutenue par le programme Start-up des Territoires.Cet esprit d’expérimentation s’incarne dans la Cité des Transitions qui, par sa diversité d’usages complémentaires et son intégration dans un projet d’aménagement urbain, favorise les synergies nécessaires à l’émergence de nouvelles filières durables.En effet, le programme s’adresse à l’ensemble de la chaîne de valeur – formation, incubation d’entreprises, approvisionnement en matières premières, artisanat, distribution et consommation – réunie en un même lieu.

Il est animé par la même philosophie et coordonné par la Start-up des Territoires, en étroite collaboration avec le Comité des Transitions.

Grandes intentions : 

 4 cartes territoriales thématiques, qui tentent chacune de mettre en lumière ces rapports au territoire et à son écologie. Mises ensembles, elles révèlent des réalités territoriales qui sont à la fois des supports et des potentiels pour aller vers une transition écologique (et un nouvel habiter) de Brignoles et de ses alentours. 

  1. Les eaux utiles supports d’un écosystème territorial (carte 1)
  2. Les continuités socio-écologiques de la résilience (carte 2)
  3. Auto-subsistance locale sous canicule (carte 3)
  4. Filières productives complètes (carte 4)  

Faire atterrir des réalités territoriales à travers une série de cartographies thématiques permet de voir le territoire brignolais comme une intense imbrication de structures fortes (un maillage d’activités déjà bien présent) et de structure faibles (des traces d’infrastructures, des potentiels de biodiversité, des sols supports d’activités résilientes). Cette imbrication permet d’entrevoir le fort potentiel de résilience du territoire dont l’organisation reste à penser et à mettre en œuvre.

Ces potentiels nous amènent vers une vision prospective territoriale d’un territoire écologique et solidaire et interdépendant à l’horizon 2050, vers ce que Paola Vigano appelle une “continuité socio-écologique”.  

Le projet local de Brignoles s’inscrit ainsi dans la pensée des territorialistes italiens pour qui “l’auto-soutenabilité” d’un territoire est fondée sur un équilibre entre trois objectifs : “la satisfaction des besoins fondamentaux de la vie humaine, qui ne se réduisent pas aux besoins matériels” ; “l’autonomie politique, économique et sociale des communautés locales” ; “et enfin le maintien de la biodiversité des milieux du fait de l’amélioration de la qualité de l’environnement”. 

Il s’agit alors bien de se demander quel nouvel imaginaire pourrait incarner une ZAE en bordure de centre-bourg ?

De la cité marchande à la cité par projet : un processus de transition territoriale

Dessiner une entrée de ville qui appuie une habitabilité territoriale plutôt qu’une attractivité, pour assurer le bien-être de tous dans le respect des limites planétaires et des autres êtres vivants

Cette direction de projet s’incarne à travers trois orientations de projets :

  • “Reterritorialiser localement des activités économiques et productives dans un paysage de ZAE”, qui s’incarne dans la programmation de la cité des transitions (planche 3) et de la ferme pédagogique ;
  • “Favoriser la dynamique sociale grâce aux outils de transformation urbaine,” qui s’incarne à travers les outils de projet spécifiques et les montages d’acteurs mis en place pour penser la transition du projet urbain (voir les pictogrammes acteurs/montages de la planche 2) ; 
  • “Régénérer les paysages, écologisation de la ZAE”, qui s’incarne dans le processus global de reterritorialisation (planche 3).

Nous y abordons ce qui fait, ou non, qualité d’usage dans le bâtiment, le futur de l’établissement et les méthodes pour le préparer, les systèmes et espaces à mettre en place pour relier les communautés. Tout cela dans un parti-pris, celui de ne pas plus artificialiser, d’augmenter l’intensité d’usages plus que les mètres carrés, d’expérimenter pas à pas et ensemble.