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#cartographie, #recherche – action, #edition, #enquête
Mission de représentation cartographique
Maîtrise d’ouvrage : Université Grenoble-Alpes, GIP EPAU
Depuis 2025, le pôle opérationnel d’Otopo accompagne un consortium de chercheurs en urbanisme, géographie, hydrologie, architecture et économie, ainsi que des techniciens de Grenoble Alpes Métropole et des agents de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise (AURG) dans un projet de recherche-action. Ce projet vise à imposer un nouveau regard sur le territoire grenoblois, centré sur les interdépendances, les héritages de l’Anthropocène et les paysages invisibles.
Notre collectif est chargé de la production cartographique et de la création d’une série de nouvelles représentations inédites du territoire grenoblois. Il apporte également son appui au collectif de chercheurs pour l’animation et le déploiement d’un vaste programme d’ateliers, de rencontres et de visites de terrain. À terme, ce travail alimentera un ouvrage collectif grand format, intitulé « Atlas d’un territoire cyborg ». Cet atlas se veut à triple usage : technique, sensible et académique. Son objectif est de présenter « l’hydrodiversité territoriale » de la métropole grenobloise, c’est-à-dire la pluralité des coproductions hydrosociales, que nous proposons de catégoriser dans leurs dimensions spatiale et temporelle.
Le travail de l’Atlas associe, de manière inédite, une grande diversité d’acteurs de l’espace — dont la problématique dépasse la question de l’urbanisme (EDF, gestionnaires d’ouvrages de protection, gestionnaires d’eau potable, maîtrise d’ouvrage du projet du Grand Parc des Boucles de l’Isère, et autres). En reconstituant l’histoire technique et socio-écologique du territoire, le projet cherche à rendre lisible un territoire cyborg paradigmatique. En même temps, il apprend, chemin faisant, à le voir et à le faire voir. Ce changement de lunettes est nécessaire, car préalable à l’exploration collective de possibles futurs à spatialiser, discuter et débattre. Avec l’Atlas pour médium, c’est donc bien l’arc tendu entre héritage et projet qui guide notre enquête. C’est une démarche originale dont nous n’avons cependant pas la primeur, loin s’en faut.
Cette recherche-action constitue un projet phare pour le collectif, car elle consiste en un travail exploratoire de cartographie et de traitement de données, mais qui est susceptible d’éclairer la décision publique en matière d’urbanisme et d’aménagement. Elle alimente également la posture réflexive du collectif, notamment grâce au dialogue renforcé avec le consortium de chercheurs.
