Jour 4
Le quatrième jour commence rapidement avec un premier entretien avec la chargée de mission du SCoT de la communauté de communes de l’Oisans. Pendant que les uns découvrent plus en détail les enjeux du côté de la vallée de Lignarre, les autres continuent à travailler sur le diagnostic du territoire.
On continue d’investir la salle commune du gîte en affichant nos drapeaux en montgolfière (cf l’exposition Imaginons Grenoble en 2040). L’espace nous permet de dérouler nos cartes, nos calques, et nos photos : un bel endroit de réflexion et de création.


Quelques entretiens continuent l’après-midi et la journée se termine sur une discussion collective qui nous permet de faire le point sur notre diagnostic territorial. Après trois jours d’enquête, on peut dire qu’il prendra la forme de 5 grandes figures de territoire (qui permettent de parler des différentes facettes des vallées). A la fois refuge climatique, spot touristique, vallées nourricières, le col d’Ornon réunit des facettes hétérogènes d’un territoire rural mais qui cohabitent tant bien que mal entre elles et avec les milieux naturels. Les figures s’articulent logiquement avec un diagnostic climatique qui illustre les aléas et risques présents dans la vallée : les locaux nous ont beaucoup évoqué les cailloux qui tombent, la rivière qui déborde et les routes bloquées.
3 jours pour tenter de comprendre un territoire, son fonctionnement, ses paysages, ses acteurs c’est rapide mais on essaye de le rendre le plus juste possible à travers nos regards, nos crayons et nos plumes. Ce diagnostic servira de base pour les scénarios de prospective qu’on tente d’esquisser pour les vallées, bienvenue au col d’Ornon en 2050 !

Jour 5
Aujourd’hui on reste tranquilles, journée de travail au gîte rythmée par les bruits de casserole qui tombent dans la cuisine et les réservations du gîte qui sonnent au téléphone. On est mercredi, le restaurant est ouvert pour midi et les visiteur.ses se succèdent, on connaît le fonctionnement du bar maintenant alors on se met à servir des perriers tranches et des cafés, Nathan assume particulièrement bien son rôle sans quitter ses chaussons. On a un peu étalé nos affaires, les calques trainent sur les tables et les fonds de plan s’étalent, celles et ceux qui poussent la porte s’interrogent un peu sur ce qui se trame dans la grande salle, certain.es ont presque l’impression d’entrer dans notre bureau.
Matteo, le cuisto du groupe, nous prépare un déjeuner à base de curry de légumes pour changer un peu des plats montagnards, mais le comté nous appelle quand même en fin de repas. Quelques balades en ski de fond ou à pied (on trouve enfin le chemin fléché après 2 jours de tentative : le cool d’Ornon !).
L’après-midi passe rapidement au son de Madonna, Toto et Mickael Jackson. La carte de diagnostic avance sous la main avisée de notre dessinateur officiel, les pages de constats et de méthodo prennent leurs formes finales. Les scénarios commencent à apparaître sur le papier.


On mange bien, la montagne est belle, des envies de luge et de ski de rando pointent le bout de leur nez mais on commence à apprécier sérieusement le format de travail en résidence… il s’agirait de pas trop s’habituer !


